Samedi 12 mai 2012 6 12 /05 /Mai /2012 11:29

Un-Monstre-a-Paris.jpg

 

Elle sort de son lit
Et pas du mien
Le Pen, Le Pen, Le Pen
À la mairie
Chie son bulletin
Le Pen, Le Pen, Le Pen
L’immigration, en première ligne
Le Pen, Le Pen, Le Pen
Honneur insigne
Voilà qu’elle signe
Le Pen, Le Pen, Le Pen

Je ne sais, ne sais, ne sais pas pourquoi
On laisse parler des gens comme ça
Je ne sais, ne sais, ne sais pas pourquoi
On s’aimait bien, la France et moi

Et Sarkozy a trop suivi
Le Pen, Le Pen, Le Pen
C’est bien d’sa faute, si elle survit
Le Pen, Le Pen, Le Pen

Je ne sais, ne sais, ne sais pas pourquoi
On laisse parler des gens comme ça
Je ne sais, ne sais, ne sais pas pourquoi
On s’aimait bien, la France et moi

Dans l’isoloir
Mon cœur vacille
Démocratie
C’est un nom d’foire

Le bleu marine
S’affiche en masse
Les vieilles grimaces
S’entérinent

 

 

 

Par Guillaume Haubois - Publié dans : Poèmes et chansons
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Vendredi 11 mai 2012 5 11 /05 /Mai /2012 18:56

Salon_de_Madame_Geoffrin.jpg

 

Au soir du réveillon de l'année 1789, dans un des salons littéraires les plus en vue de la capitale, mon ancêtre le baron du Haut-Bois, polémiste au journal royaliste « Les Actes des Apôtres » fit un discours très remarqué qui scella son avenir… sur la guillotine.

Mesdames et messieurs, je n’aurai point l’outrecuidance de dire que c’est un privilège pour moi d’être ici parmi vous ce soir, puisque les privilèges ont été abolis dans la nuit du 4 août, mais j’en suis tout de même fort aise.
Après la méprise de la Bastille, on a vite fait de vous piquer au vif.
Selon les autorités, les manifestants étaient un peu moins de cinq cents, et trois milles d’après les sans-culottes qui bayaient aux corneilles ; en vérité, la fourche varie selon l’endroit où on l’a reçue car les cadavres étaient, eux, indénombrables.
Quelle chienlit ! Comme le faisait remarquer Nadine de Morano, il n’y avait pas un seul drapeau blanc dans la foule ! Nous sommes pourtant toujours en monarchie, que je sache !
Ça gueulait tellement fort le 14 juillet qu’ils devraient construire un opéra à la place de la Bastille !
Ou alors, dans un soucis d’égalité - d’humeur j’entends - ils devraient apprendre le langage des sourds-muets de l’Abbé de l’Epée. Le brave homme a rejoint notre seigneur le 23 décembre. Ces derniers mots furent :

 

doigt-honneur

 

Je regrette d’avoir prêté le serment du jeu de paume quand je vois l’état dans lequel ils l’ont rendu. La déclaration des droits de l‘Homme, c’est une véritable escroquerie ! Un non-sens ! Comme s’il existait des droits naturels qui poussaient au milieu de la mousse et des fougères ! Il n’est point de droits dans la nature, il n’y a que des travers, et des pervers du tonneau du marquis de Sade. Lui, quand il croise une mendiante dans les bois, il ne lui remplit pas que l’écuelle !
Quant au décret de division de la France en départements, ça ne simplifie rien : les évêchés sont ébréchés ! Il eût mieux valu diviser notre beau pays en compartiments, avec des couchettes, nous eussions pu y dormir tranquillement… en attendant notre condamnation à mort pour laquelle, contrairement au docteur Guillotin, je n’ai pas d’avis tranché !
Serviteur !

 

Par Guillaume Haubois - Publié dans : L'année du rire
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Dimanche 29 avril 2012 7 29 /04 /Avr /2012 22:22

 

 

 

A l'aveuglette !

Avec William Pilet et Guillaume Haubois.

"Elle est où la gonzesse ? Y'avait pas de gonzesse ?"

 

Baffe.jpg

Par Guillaume Haubois - Publié dans : Matin No Blême
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